Saas ? PaaS ? ou MaaS (Mainframe as a Service) ?

architecture Mainframe as a Service (MaaS)

Les avancées technologiques actuelles (Cloud, mobilité, virtualisation …), ainsi que les myriades d’architectures et modèles techniques disponibles, pourraient laisser penser qu’il suffit « simplement » de migrer les systèmes d’information vers des plateformes distribuées pour permettre leur modernisation et faciliter leur accessibilité depuis les nouveaux médias (smartphones, tablettes, etc.), incontournables acteurs des indispensables stratégies BYOD.
Mais ce procédé, qui induit des risques majeurs de stabilité, génère également :

  • d’importants coûts supplémentaires, incompatibles avec les fortes contraintes auxquels sont soumis les budgets informatiques,
  • d’importants délais de mise à disposition, incompatibles avec les impératifs de réactivité auxquels sont soumises les entreprises.

Pour répondre à ces enjeux le Système d’Information doit, en permanence, apporter une contribution significative.

Mainframe as a Service, une solution optimale de modernisation

L’enjeu est d’optimiser les possibilités du système mainframe, plus que jamais opérationnel, en l’exposant et en l’adaptant de manière sécurisée à ces nouvelles technologies devenues indispensables à l’évolution du marché. L’ensemble de cette démarche est maintenant bien circonscrite par le concept de « Modernisation Applicative ». Et les objectifs de cette modernisation doivent répondre à des besoins multiples : refonte de l’interface utilisateur, intégration applicative ou encore accessibilité depuis des terminaux mobiles (d’entreprise ou dans le cadre du BYOD).
Au départ, ce concept de modernisation applicative a été confondu avec le remplacement des plateformes existantes. Et une grande majorité des entreprises qui ont investi de la sorte se retrouvent aujourd’hui face aux difficultés décrites ci-dessus.

En fait, cette stratégie de modernisation doit essentiellement être appréciée comme une mutation de ses besoins en termes de métiers et de montée en charge. L’élément fondateur est donc bien d’optimiser l’utilisation de son système mainframe, déjà calibré pour des charges de travail critiques, au travers d’applications de modernisation bénéficiant des dernières avancées technologiques (Cloud, mobilité, virtualisation, etc.). Dans une vision de « Mainframe as a Service », le mainframe et ses applications doivent donc être considérés comme une véritable plateforme de service, dialoguant de façon dynamique avec les serveurs et terminaux hétérogènes. C’est un des plus courts chemins pour répondre aux nouveaux besoins métiers et enjeux technologiques des entreprises.

La revitalisation des systèmes centraux commence donc par la mise à niveau des couches techniques de base (OS, moniteur TP, bases de données…) vers les versions les plus récentes, versions qui tirent profit des continuels investissements réalisés par les constructeurs/éditeurs pour en améliorer les fonctionnalités et les performances.

Un middleware pour bénéficier du meilleur du web et du mainframe

Une autre piste concerne les technologies middleware mieux adaptées, en termes de modularité et d’agilité, à l’extraction de données provenant des applications de production. Ces technologies middleware étant fortement appuyées sur les outils de développement existants, leur utilisation maximise la pérennisation des plateformes mainframe.
Formulé autrement, un des principaux avantages de ces technologies middleware est d’accompagner vers les technologies actuelles les collaborateurs possédant des compétences en matière de développement et de conception applicative, en réutilisant facilement  les applications mainframe au profit des nouvelles exigences commerciales et opérationnelles.

Une stratégie de modernisation réussie doit donc englober l’infrastructure, le middleware, et les procédures de gestion du cycle de vie des applications. C’est un impératif qui permet de bénéficier des avancées technologiques tout en prenant en compte les réalités contextuelles de l’entreprise. De cette façon les équipes en place peuvent, rapidement et efficacement, devenir des moteurs essentiels lorsqu’il faudra déterminer une approche durable pour l’entreprise et identifier les tâches de modernisation associées.

En résumé, utiliser au maximum les capacités des plateformes technologiques existantes est une stratégie architecturale qui optimise l’agilité et la productivité de l’entreprise. Au regard de la richesse de l’offre dans ce domaine, elle peut rapidement se révéler plus pertinente que l’adoption d’architectures distribuées et/ou de stratégie de prestation (comme le Cloud à la demande).